Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 18:53

Oh stupeur !

Voilà que , rue Jean Moulin, l'ancienne église Notre-Dame du Rosaire et son clocher ont totalement disparu : à la place, juste à côté de la nouvelle église, un terrain vide entouré de palissades,  sur lequel vont être édifiés le presbytère et juste devant,  un clocher, isolé et qui ne sera pas pointu ( j'ai vu la maquette dans une vitrine en face).

 

REDUC TLSE 14 MARS LES LILAS 16 MARS 2012 027
 derrière ces palissades, un clocher isolé s'élevera devant un autre bâtiment, celui du presbytère.

 

PASSAGE A NOTRE DAME DU ROSAIRE, AUX LILAS

 

Ainsi donc on désolidarise le clocher de son église : j'ai l'impression qu'on veut empêcher la fusée de partir vers le ciel !

L'arbre est-il menacé ?

Le reste de la rue semble ne pas s'émouvoir de la nouvelle physionomie des lieux et poursuit son train train quotidien avec ses petites maisons diverses dont la variété crée une continuité.

 

REDUC TLSE 14 MARS LES LILAS 16 MARS 2012 031
 l'aspect sympa de cette rue Jean Moulin aux Lilas,

 


Au centre ville, place de la Mairie, au métro Mairie des Lilas, là où la rue de Paris se divise en deux pour former sa continuation d'une part et le boulevard de la Liberté d'autre part, toutes deux filant vers l' Est, toujours beaucoup d'animation, et la circulation automobile y est toujours malaisée, j'en parle en connaissance de cause, ayant fait ce trajet en voiture pour faire le plein dans une station de carburants.

 

MAIRIE DES LILAS
 La Mairie des Lilas, la rue de Paris se dirigeant vers la Porte des Lilas.

 



Un peu plus loin, au détour d'une rue très pentue, près du centre culturel, avec ce beau temps éblouissant on découvre en regardant vers le Nord Ouest le Sacré Coeur.

MONTMARTRE DEPUIS LA RUE BERNARD
 Le Sacré Coeur et derrière, les fantômes lugubres des tours de la Défense.

 

LE CHATEAU D EAU RUE DU GARDE CHASSE
 Le chateau d'eau de la rue du Garde-Chasse

 

LA TOUR TDF DE ROMAINVILLE
 La Tour TDF

 

Par biloba31 - Publié dans : PARIS - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 01:28

En ce printemps 1918 , Rémi accompagnant  des officiers  des sous officiers et un aumonier militaire se rendait dans cette église à présent en ruines, témoin muet de ce conflit monstrueux qui durait depuis quatre ans.
Le soleil chauffait les pierres qui elles mêmes restituaient aux visiteurs la chaleur.

 

Remy-HENRY-7-1918-Serres-MetM-Avec-d-autres.jpg

 Rémi, à gauche les bras croisés, en mars 1918 dans les ruines de Serres (cliché familial)

 

 

Tel un Drakkar funeste
Drossé dans les récifs
Une ombre infernale
Aux cornes hérissées
Sur ses pieds dansant
Epouse les aspérités
Des ruines encore dressées
De ces lieux  consacrés

 

(vers perso)

 

 


Des plantes et fleurs sauvages poussaient ça et là, indifférentes aux malheurs des hommes et à leur cruautés.

Rémi s'assit  sur des marches près de ce qui avait été un autel : il se souvenait alors des temps anciens, depuis sa jeunesse  jusqu'à la veille de la guerre dans sa chère ville de Reims où  organiste à l'église Saint Jacques , il assurait aussi le service de l'orgue de choeur de La cathédrale,   remplaçant aussi  le titulaire des grandes orgues, souvent absent.

Remy-HENRY-Juillet-1918---SERRES-MetM-copie-1.jpg
 Rémi au chevet de la cloche mars 1918 (cliché familial)



Il pensait à sa famille, à sa soeur et à sa mère, cette dernière partie pour toujours un an plus tôt.
Il savait qu'il la retrouverai au Ciel un jour en compagnie de son père, ce saint homme si pieux, si dévoué à son pays, sa famille et à sa ville.
Il pensait aussi à son jeune frère parti trop tôt à l'âge de trente ans cela faisait presque neuf ans,  en mai 1909, dans des circonstances mystérieuses.

 

JosephHENRY-fr-re-de-R-mi-fils-de-GUSTAVE-HENRY.jpg
 Joseph, frère cadet de Rémy, quelques temps avant sa mort, en 1909, chez ses parents, à Reims

 



Il s avisa de la présence d'une cloche  de l'église qui avaient été récupérée et juchée sur des supports provisoires.

 

R-mi-HENRY---SERRES-Jul-1918-copie-1.jpg
  Rémi au chevet de la cloche mars 1918 (cliché familial)

 

 

Tapant sur la robe à différents endroits, il essaya d'en tirer des sons,  comme pour retrouver une mélodie qui trottait en sa tête, mélodie inspirée de la consécration désolée des lieux, où se mêlaient les sentiments de l'horreur de cette guerre qui avait anéanti ce village situé à l'est de Nancy  et au nord de Lunéville, dans les deux premières années du conflit.

 

 

AURIAC SUR VENDINELLE ALENTOURS
 Un paysage que Rémi aurait aimé : Auriac sur Vendinelle en janvier 2011, par temps de gel, cliché personnel


Par biloba31 - Publié dans : MES AIEUX - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 18:11

Je ne sais plus à partir de quand exactement,  vers l'age de huit ou neuf ans, je dus aller au catéchisme à  Sainte-Bernadette, chapelle située dans la deuxième partie de la rue Paul-Vaillant Couturier, à Nanterre, directement sur les pentes nord du Mont-Valérien, à sept cent mètres de chez moi qui habitais en haut de la rue Daniel Becker.
Je pense que c' est durant la période 1957-1960.

J'y retrouvais quelques camarades d'école, certains qui étaient désormais à l'école Romain Rolland, nouvelle école construite entre la rue de Suresnes et la rue des Plaideurs, et d'autres comme moi qui étaient restés à l'école Jules Ferry.

Nous étions environ une quinzaine.

J'y allais le jeudi matin mais aussi certaines fois en fin d'après-midi, après l'école ou le Lycée lorsque j'étais en sixième.

C'était les concierges de l'église  logés dans cette petite maison située à l'entrée qui  accueillaient les enfants :  l'un comme l'autre  étaient assez âgés.
L'homme, petit,  portait toujours un béret noir sur ses cheveux gris argentés tirés en arrière, et souvent avait la clope au bec.
Outre leur rôle de gardiens, ils devaient aussi s'occuper des affaires de linges, habits sacerdotaux et repas de Monsieur l'Abbé.
C'était deux petits vieux sympas.


On nous y enseignait l'Histoire Sainte , les Evangiles et la signification des sacrements, les prières que nous récitions ensemble, après quoi on nous interrogeait pour vérifier l'état de nos connaissances.
On nous donnait des leçons à retenir.
Ce n'était pas ennuyeux, mais instructif.

Le catéchisme préparait à la Confirmation, et aux Communions privée et solennelle.

Il m'est revenu que pendant un certain temps, les séances de catéchismes avaient lieu le soir : je pense que c'était avant la communion solennelle.
Plus tard j'y allais encore, alors que j'étais au Lycée, mais c'était chez la bonne dame qui organisait les quêtes le dimanche, dont j'ai parlé dans un autre article
et qui devait habiter vers la rue des Plaideurs.       

A Sainte-Bernadette, durant ces matinées ou ces soirées, nous avions une pause d'environ un quart d'heure, une sorte de récréation où nous pouvions nous détendre dans une prairie bien verte clairsemée de quelques arbres, située au dessus du local et bordée par la rue des Chèvremonts, une des rues absolument déserte et vierge de toute habitation, à l'époque, qui ceinturaient le Mont.
J'ai bien dit au dessus, et alors que je revois dans mes souvenirs ces lieux, je peux vous dire qu'une petite pente doublée de quelques marches de fortune faisait le dénivelé entre cette prairie et la porte d'entrée du local.

 

 

18-Nanterre1969SainteBernadette.jpg
 Chapelle Sainte-Bernadette de Nanterre, rue Paul-Vaillant Couturier, quartier du Mont-Valérien, au milieu du printemps 1969, cliché personnel.

 



Regardons cette photo qui date du printemps 1969 donc  bien plus tard  :  cette petite maison blanche , qui était la loge du couple  de gardiens,    la chapelle Sainte-Bernadette que l'on voit-ici : elle était flanquée  à gauche de deux  bâtiments d'importance inégale  anciens ateliers dont un, le plus petit n'est pas visible sur ce cliché, derrière la chapelle  on devine dans le vert des arbres peut-être quelques tuiles rouges, et c'est précisémment lui, le local du catéchisme bati et consolidé en briques et en ciment , au toit de tuiles,  peint à la chaux à l'intérieur, bien entretenu,  et dont le chauffage, l'hiver,  était assuré par un  imposant poêle à charbon trônant en son centre et qui marchait assez bien,  c'est là , quelques années avant,  alors que la télévision prenait son essor au début des années cinquante que  le curé ne voulant pas perdre ses ouaïlles, organisait des soirées télé, où il y avait foule en hiver, et plus encore aux veillées qui précédaient les messes de minuit de Noël et de Pâque (Il finit néanmoins par cesser cette activité, les ménages se procurant le dit poste).
Sur sa droite, un autre grand local, que l'on ne voit pas  ici,   avait le toit agencé en shed, toiture à redans partiel , vitrée , en dents de scie, caractéristique des ateliers de la fin du XIX° siècle et de la première partie du XX° pour bénéficier de la lumière du jour.


Excepté le jour de la Fête de la Sainte-Patronne, ou alors tout était, comme la cour et la prairie un peu plus haut, monopolisé par les stands tenus par la garde rapprochée des fidèles parmi les fidèles, nous n'y avions jamais accès , et les rares fois où j'y rentrai,  je constatais qu'il était absolument vide et je fus toujours frappé par cette odeur, curieux mélange de bois moisi et d'ébonite qui sentait les vieux débris d'un autre temps, et ses murs dont le plâtre s'effritait, révélant les briques et les vieux bois.


Peut-être que ce bâtiment avait été déjà démoli lorsque je pris cette photo en 1969.
Sur la photo en bas d article prise en 2001, une petite zone herbeuse servant de parking occasionnel le remplace.


A l'appui des cours de catéchisme nous avions droit à la projection de  bandes dessinées édifiantes où des bons missionnaires oeuvraient en Afrique équatoriale, où un jeune villageois qui était en quelque sorte la résurrection des premiers chrétiens, était le vrai héro de cette histoire.

Au moment de la préparation des retraites en vue des communions, l'enseignement religieux se faisait plus philosophique, sur le sens des miracles, des guérisons ...
Le mystère de la Providence ...  Je me souviens de ces débats édifiants, animés par la dame au coeur d'or :  celle-ci nous citait l'exemple de cette mère, témoignage de pélerinages, implorant la guérison de son fils à Notre Dame de Lourdes, et qui ne l'ayant pas obtenu, eut cependant la révélation du futur éventuel de ce dernier : si celui-ci avait été guéri : il aurait été un individu infâme.
Elle remercia alors la Vierge d'avoir épargné à son fils ce mauvais destin.

En alternance avec cette dame respectable, le curé, le Père comme on l'appelait nous faisait aussi le catéchisme.
C'était un homme sérieux et de grande conviction, je me souviens de ses prêches lors des messes dominicales, lorsque nous allions à la messe là-haut : des discours fleuves suivis toujours avec intérêt par l'ensemble des fidèles dans une église pleine à craquer à la messe de dix heures.
C'est lui que je rencontrais plus tard, alors qu'il sortait d' une congrégation religieuse, à Neuilly : je potassais mes cours au refuge Salomon Reinach en compagnie de mon copain Maximus, étant tous deux en terminale économique au Lycée Frédéric et Irène Joliot Curie de Nanterre.

Je reviens à l'époque des retraites de communions où je commençais à planer sérieusement, je le constate en me remémorant l'épisode suivant :


Un jeudi, alors que nous étions en  retraite,  vers l'heure de midi je m'étonnais que l'on ne nous relâche point à l'heure habituelle !
Auparavant le concierge était arrivé dans le local, posant un paquet sur une étagère en disant au curé :
- "voilà le ... casse-croûte", avait-il dit seulement ce mot ? Je m'interroge encore !

Je fis le rapprochement surtout lorsque je vis mes condisciples déballer leur sandwiches, déballer leur gamelle : j'avais du louper donc l'épisode où sans doute le concierge leur avait à chacun préparé leur repas.

Je me décrètais donc à moi-même que le ... , la chose,  qu'avait apportée  le concierge était pour moi, et m'en emparant, d'un geste légitime sous-tendu par la conviction que j'avais acquise,  je le mangeais soigneusement :  c'était sans aucun doute mes parents qui ayant omis de me le donner le matin, me l'avaient fait parvenir par l'entremise du gardien, pensais-je la bouche pleine ...

Ce qui était bizarre, c'est que tandis que nous mangions tous, je voyais le curé tourner en rond ... je pense maintenant qu'il devait tourner en rond comme un loup affamé.

Mon abus de pouvoir par autopersuasion fut cependant démasqué, sans doute le révélais-je plus que l'avouais-je à une grande interrogation générale : "qui a pris le casse-croûte de curé qui était posé là ! sur l'étagère ?
-"Mais c'est moi !" Aurais-je certainement dit !

Je ne me souviens plus de la suite des évènements : j'imagine que notre curé ne se laissa pas mourir de fin, que le bon concierge lui en procura un nouveau.

A la fin de la retraite il me prit ent' quat' z'ieu, me tenant le visage entre ses mains voulant savoir ce qui se passait dans ma petite tête : comme s'il voulait me faire cracher une quelconque malice de ma part !

Mais il n'y en avait aucune !

 

SainteBernadette1-avril2001.jpg
 Chapelle Sainte-Bernadette de Nanterre, rue Paul-Vaillant Couturier, quartier du Mont-Valérien, en avril 2001, cliché personnel.

 


Sur cette seconde photo, prise toujours par moi cette fois en  en 2001, on distingue mieux au delà de la chapelle les deux bâtiments dont j'ai parlé ci-dessus.
Quant au premier, il a disparu !

J'associais souvent, dans une vision  cette chapelle  aux célèbres "Trois Croix" du  Mont-Valérien,   érigées pour commémorer le Martyr des Trois Guerres franco-allemandes.
La lecture des évangiles au catéchisme,  dans cette petite salle ...  Pour moi,  cela se passait au delà du mur du local bordé par la prairie herbeuse,  sur fond de ciel tourmenté aux nuages roulés par le vent d'ouest, et où se détachaient  sur ce Golgotha la silhouette des "Trois Croix" sur leur butte symbolisant la crucifixion et la résurrection dans un clair obscur halluciné.







Par biloba31 - Publié dans : ENFANCE - Communauté : NANTERRE ET MONT VALO
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 00:51

Ils étaient montés à Linz, trois hommes d'une trentaine ou quarantaine d'année, au teint halé, vêtus commes des paysans partant au marché, avec des bagages  bien bourrés.
Ils parlaient bruyamment et joyeusement entre eux et vers l'heure du midi, avaient déballé leurs victuailles, charcuteries, diverses choses : je pense qu'ils devaient être yougoslaves, certainement des ouvriers agricoles  allant effectuer un travail saisonnier, ou en revenant, ou encore allant en effectuer un autre ...
Ils mangeaient de bon appétit, coupant la boustifaille sans ménagement, au couteau.

Ils nous proposèrent à la fin de leurs agapes un petit coup de leur boisson d'enfer qu'ils buvaient goulûment se repassant la bouteille,  au goulot.
Nous refusâmes poliment, avec le sourire, qu'ils nous rendirent, grâcieusement.

Puis nos regards se perdirent dans la campagne qui fuyait au dehors , se renouvelant sans cesse, au rythme cadencé du train ...

Depuis Vienne, le paysage défilait rapidement et nous avions pu admirer une heure auparavant l'Abbaye de Melk,  une trentaine de kilomètres après Sankt Pölten, gare où le train s'était arrêté.
Ce monastère était un  magnifique et imposant bâtiment d'aspect baroque,  de couleur ocre,  flanqué de deux longues ailes.

 

Rappel : toutes les photos publiées sur ce  blog sont des photos effectuées par moi-même et m'appartiennent donc en propre

 

Sankt Pölten, Autriche
 l'Abbaye de Melk, cliché personnel pris par moi depuis le compartiment du train

 


Pendant longtemps sa silhouette remarquable domina l'horizon, puis s'amenuisa progressivement, pour finir par se fondre dans le vert du paysage, et disparaître au hasard d'une courbe de la voie ....

Nous ramenions  de notre séjour d'une semaine à Vienne de beaux souvenirs.

Une semaine plus tôt, nous étions partis de Paris gare de l'Est,  passant par Stuttgart, Mannheim, Munich, Salzbourg, Linz, pour arriver à Vienne aux alentours de midi.

Nous  trouvâmes rapidement  non loin de la Gare  un hotel bon marché situé au bord d'une artère où les voitures s'en donnaient à coeur joie.
Il fallait redoubler d' attention en traversant.

A l'aide d'un plan nous trouvâmes rapidement qu'il fallait emprunter la Mariahilferstrasze pour rejoindre la Babenbergerstrasze, puis passant  devant l' Ecole d'Equitation Espagnole, la spanische hofreitschule, nous atteindrions le Graben.

 

 

Wien3 la Pestsäule aout 1975
 La Pestsäule cliché personnel

Cette semaine du moi d'août 1975, nous fîmes chaque jour ce trajet à pieds, revenant parfois en transport en commun, mais la circulation à Vienne était difficile car le métro était en totale refonte : beaucoup de rues et d'avenues étaient éventrées et barrées : même pour les piétons la circulation était difficile.

Wien6 LE dANUBE aout 1975
 Sur les bords du Danube cliché personnel

 

Wien 5 Eglise Saint-François d'Assise aout 1975
 Eglise Saint-François d'Assise aout 1975, sur le bord du Danube à Vienne , je me souviens que ce bateau de plaisance, amarré au quai, que l'on voit là était un bateau soviétique. CLICHE PERSONNEL

 

On voit cette église dans le célèbre film "Le troisième Homme", en fond derrière un pont qui enjambe le Danube : ce pont devait se situer à la limite d'un secteur : en effet Vienne était comme Berlin divisée en quatre secteurs alloués aux Britaniques, Américains, Français et Soviétiques.

 

Très bon souvenir de ce film lugubre.

 

Wien Le Belvédère214 aout 1975-copie-1
 Depuis le "Belvédère" cliché personnel

 

Wien le Belvédère26 aout 1975-copie-1
 Le Belvédère cliché personnel

 

Wien GrandeRoue du Prater217 aout 1975
 Dans la Grande Roue du Prater cliché personnel

 

Wien le Rathaus 8 aout 1975
 L' Hotel de Ville cliché personnel

 

Wien Karlskirche10 aout 1975
 Karlskirche cliché personnel

 

 

Wien Opera28 AOUT 1975
 L'Opéra de Wien, au milieu des travaux du métro  : cliché personnel

 

Wien4 Stephansdom aout 1975
 Depuis les toits de la cathédrale Saint-Etienne cliché personnel

 

 Grinzing

Nous passâmes un bel après-midi dans le village de Grinzing où nous emmena un bus qui n'en finissait pas de grimper dans ce village pittoresque incorporé à Vienne.

Nous y vîmes une maison où demeura un temps Ludwig Van Beethoven.

cliché personnel

 

Wien23 aout 1975
Schonbrunn cliché personnel

 

Wien12 aout 1975-copie-1
Le Parlement cliché personnel
Par biloba31 - Publié dans : VOYAGES - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 15:50

Vraiment un temps d'hiver, ce vendredi 13 janvier, cela fait quelques jours que l'on ne voit pas le soleil, aussi la température diurne n'excède-t'elle pas cinq degrés, tandis que la nuit,  elle avoisine le zéro.
Peu de vent mais l'air est humide, l'atmosphère est brumeuse.

SOLEIL FROID DE JANVIER 2012

Nous nous rendons  donc au centre ville, à pieds.
D'un coté, le parking de la cité universitaire de l'Arsenal, où se déroulent depuis environ six mois des fouilles archéologiques avant la construction à cet endroit de l'Ecole d'Economie de Toulouse, et où cent cinquante tombes ont été découvertes, datant des quatrième et cinquième siècles de notre ère : des tombes gallo-romaines, et non de notables wisigoths comme on aurait pu le supposer du fait de la proximité du lieu sur lequel était bâti l'ancien palais des rois Goths.





De l'autre côté, le début du canal de Brienne et l'écluse Saint-Pierre : là aussi, des travaux de réfections des portes des écluses ont lieu.
Il y a un peu plus d'une semaine,  quelques cinquante mètres avant l'écluse, les allées bordant le canal ont été fermées et la petite porte du bief aussi.
Pour ce faire, l' administration des voies navigables de France a posé des batardeaux s'empilant les uns sur les autres qui sont ensuite bâchés pour augmenter l'étanchéité recherchée.
Ils sont alignés parfaitement dans des veines taillées à cet effet par les concepteurs du canal qui avaient pensé qu'il faudrait bien de temps en temps vider le bief.
Ce dernier est alors vidé par l'action de pompes qui déversent l'eau au delà de la petite passerelle formant l'une des deux portes, dans le canal de Brienne.

 SYPHONNAGE DU BIEF 3
 Les pompes syphonnent l'eau du bief
 SYPHONNAGE DU BIEF 4
 et la rejettent dans le canal de Brienne
 SYPHONNAGE DU BIEF 2
 Les batardeaux sont recouverts d'une bâche



Abandonnant ce spectacle, nous aurions pu suivre le fleuve le long du quai Lucien Lombard pour rejoindre la Daurade, mais
nous continuons notre chemin traversant la Place Saint Pierre préférant passer par la résidence des Fontaines de Larrey non loin des églises Saint-Pierre des Cuisines et  Notre Dame des Chartreux pour rejoindre la rue des Blanchers, petite ruelle étroite .

La rue des Blanchers, bordées de part et d'autres de vieilles maisons d'aspect rustique agrémentées de quelques échoppes artisanales ou de petits restau, est parallèle au fleuve.
Nous sommes rapidement à la Daurade, peu de monde avec ce temps, et la proximité du fleuve gris ne réchauffe pas l'air ambiant.
Les volets verts de certains restaurants et bars, sur la place, jurant sur le rouge brique des façades, font leur effet, réussi.

 

RUE DES BLANCHERS 1
 
 La rue des blanchers, qui amène de la Place Saint Pierre à la Place de la Daurade

 

PLACE DE LA DAURADE
 Sur la Place de la Daurade, le fleuve est à gauche et l'église de la Daurade, derrière nous



Passant derrière l'église de la Daurade pour nous soustraire à un courant d'air froid généré par la Garonne, nous prenons la rue de la Daurade puis la rue Peyrolières pour arriver rue de Metz jusqu'à la place Esquirol : là nous entrons dans un magasin de bricolage, de décoration et d'équipement bien connu à Toulouse et où l' on trouve tout.

Une demie-heure après,  nous en ressortons pour nous diriger via la rue Alsace, vers les Galeries Lafayettes.

La rue Alsace, dont la seconde réfection , après celle de 2007-2008, est presque achevée,  est pour une large part une rue piétonne où cependant des voitures et autres véhicules peuvent s'aventurer, il faut donc être vigilant, néanmoins on y circule aisément et ce jour là il y avait foule bien que nous fussions en début d'après-midi.

 

 

RUE ALSACE
 La rue Alsace en regardant vers le Nord, et ses jeunes arbres fraîchement plantés.

 


Nous passons devant la rue Antonin Mercié où notre  curiosité est attirée par un fronton d'église qui émerge des toits environnants, mais la façade se confond dans la diversité des immeubles de la rue.

 

CHAPPELLE JEAN BAPTISTE 1
 La Chapelle Saint Jean Baptiste

 

CHAPPELLE JEAN BAPTISTE 3
 La chapelle Saint Jean Baptiste, insérée dans les immeubles

 

 


C'est la chapelle Saint-Jean Baptiste, je prends quelques clichés de ce lieu de culte lequel,  d'après la documentation,  fût bénit le 7 Aout 1827, en remplacement d'un autre édifice religieux à la même dédicace, détruit pendant la Révolution, mais qui se trouvait à un endroit différent (source Wikipedia).

Remontant la rue Alsace très animée du fait des soldes,  par ce temps d'hiver  bercé par l'accordéon qui valse la nostalgie de sa musique, tiens, une valse, les pas de la foule emmitouflée semblent rythmés par sa musique et cela évoque la période de Noel toute proche  et le souvenir du marché qui a replié boutique dès le 1er janvier,  Place du Capitole,   est encore présent dans notre mémoire.

Aux Galeries Lafayette, une seule chose nous intéresse : la recherche d'un sac à main ; non ce n'est pas pour moi ... beaucoup de monde ... essentiellement une clientèle féminine, qui regarde, choisit, palpe les articles, hésite, puis achète : il y a pas mal de monde aux caisses, je regarde les articles, certains sont pas mal, d'autres ne me plairaient pas, les porte-monnaie, les portes clefs, les portefeuilles ...

Dehors, de l'autre côté du trottoir, une cinquantaine de mètres plus au nord, la réfection du square Charles-de -Gaulle est presque achevée : les escaliers attenants au métro ont été refaits : les marches initiales étaient mal conçues pour l'usage, marches trop petites, escaliers trop à pic ... le jardin a été redessiné, de nouvelles essences d'arbres ont été plantées.
Le tout sera terminé ce printemps.

Après être passés par la pharmacie place du Capitole, alors que la librairie Castéla solde tout pour cause de cessation d'activité à la mi-février, nous empruntons la rue Romiguières puis la rue Deville, et, arrivant  à la place Anatole France, nous prenons sur la gauche  la rue Valade, au bout de laquelle, alors que nous allons atteindre la Place Saint Pierre, se trouve l'église Saint-Pierre des Chartreux.

 

SHOPPING ST PIERRE DES CHARTREUX 2
 Saint Pierre des Chartreux
 ST PIERRE DES CHARTREUX 2
 St Pierre des Chartreux, depuis les jardins de l'Arsenal

 


Cette église dont la construction remonte au début du XVII° siècle, a été édifiée par des frères chartreux chassés de Castres par les protestants (source : Wikipedia) mais elle ne fut dédié à Saint-Pierre qu'à partir de 1792 car l'église voisine, Saint-Pierre des Cuisines, ( aujourd'hui un auditorium), et son couvent avaient été transformés en arsenal. (source : Wikipedia).

LES PYRENEES DEPUIS LE PONT ST PIERRE
 Les Pyrénées derrière les toits du quartier Saint-Cyprien, rive gauche, cliché fait depuis le Pont Saint Pierre




Par biloba31 - Publié dans : TOULOUSE - Communauté : environs de Toulouse
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