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Lundi 2 novembre 2009
Dommage que je  n'ai pas fait cette balade de retrouvailles quelques jours plus tôt, quand la brume était quasimment absente du paysage, et qu'alors, le regard pouvait porter loin, vers l'ouest depuis les hauteurs des Lilas.

 Chantier près de l' Eglise Notre-Dame, rue Jean Moulin


A cet endroit  de la rue de Paris, déjà transformé par une rénovation assez réussie et  ne portant pas atteinte à l'esprit de la ville,  un début de réalignement présageant encore des rénovations futures,  je prenais la rue Jean Moulin,

 L' église Notre-Dame


où les abords de l'église Notre Dame sont toujours en plein chantier puis ensuite la rue Esther Cuvier formant en son début un coude, rue où se situait il y a plus de vingt ans l'ancien Centre culturel qui abritait entre autre un atelier de dessin et de peinture, et l'association "Les Bretons des Lilas" .... et bien d'autres choses encore.

 
 L immeuble de l'ancien Centre culturel, rue Esther Cuvier, profondément remanié
 
 


En face de ce Centre, un immeuble devant dater des années Vingt, là où je crois demeurait Jean Yanne.
 Il me souvient d'ailleurs avoir croisé ce dernier une vingtaine d'année plus tôt rue de Paris quand j'y demeurais encore, un soir de printemps : c'était une figure familière et aimée de cette charmante petite ville, si proche de Paris, et pourtant tellement hors de la capitale, par beaucoup de ces aspects si particuliers.

Quant au Centre, qui était un bâtiment assez ancien, plutôt vétuste, il fut transformé en résidence d'habitation après une restauration de fond en comble.

Tout près, à l'angle des  rues de la République et du 14 juillet, le restaurant chinois où j'allais quelquefois a fait place à un service de livraisons de pizzas.

Après cette dernière rue, je prenais ensuite la longue rue du Garde-Chasse, par laquelle j'accédais à la Place du Général de Gaulle, aménagée en son milieu, d'un minuscule rond-point fleuri.


 Un des aspects de la Place du Général de Gaulle, la rue qui continue est la dernière section de la rue du Garde Chasse. La Tour TDF, énorme, derrière, se profile.


A cette place, dans les locaux de l'ancienne Institution Gay réaménagés, restructurés,  a été installé le nouveau Centre Culturel des Lilas, l'espace d'Anglemont.

 Un autre aspect de la même place


C'est  à ce rond-point que fut tourné en 1950 par Jean Cocteau une scène de son film "Orphée", notamment le moment où un jeune poète "Segeste" se fait faucher par des motards de la Mort, Elle incarnée par Maria Casarès.

 Place du Général de Gaulle, l'Espace d'Anglemont


 Plaque commémorative


A partir de ce rond-point, tout proche, les rues Bernard et d'Anglemont, très pentues sont des belvédères non seulement sur le Nord Est parisien, mais aussi bien au-delà, sur le Parc de la Villette et sa Géode, le Bourget, Montmartre, la Défense, les collines d'Argenteuil, etc ...

 La tour TDF, intégrée dans le Fort de Romainville
 
 Le centre de Loisir, Comtesse de Ségur


Continuant la rue du Garde-Chasse, au delà, j'arrive autour du Fort de Romainville, surmonté de l'imposante Tour TDF .

Je suis alors rue du Président Schumann qui longe l'ancien Centre aéré qui était autrefois établi dans   quelques petites barraques , et qui est aujourd hui transformé en Centre de Loisir dans un établissement en dur.

Voilà j'ai fait mon tour, je reviens maintenant vers la rue de Paris par la rue du Garde-Chasse longeant son marché couvert en brique, réalisation récente mais qui existait déjà il y a plus d'une vingtaine d'années.

La Mairie des Lilas, point final de la ligne de métro n° 11 , : ce coin des Lilas a connu aussi pas mal de bouleversements, la crèche départementale et le dispensaire ont été réimplantés à peine un peu plus loin de l'endroit où ils étaient avant, là où s'élève un immeuble récent au toit zingué typiquement parisien.


 La Mairie des Lilas

 Derrière la Mairie, un immeuble terriblement parigot
 
 La crèche départementale derriere la Mairie et le passage Jean Yanne


Juste à côté aussi, les abords de l'école Romain Rolland ont été remaniés : la sortie de l'école est totalement protégée, et en face d'elle il y a désormais des jardins : les Jardins Lucie Aubrac, là où autrefois il y avait des petites maisons assez anciennes et un marchand de confiseries : cela donne un caractère champêtre à cet endroit.

 Les abords de l'Ecole Romain Rolland
 
 L Ecole Romain Rolland en vis a vis du jardin Lucie AUBRAC










Par biloba31 - Publié dans : VOYAGES - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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Mercredi 21 octobre 2009
Retour aux Lilas après quasimment vingt années d' absence ... bien sur j'y étais retourné de temps en temps, avec un peu de nostalgie lorsque j'allais voir Maman, encore chez elle , à l'opposé, à Nanterre, et puis lors de ses hospitalisations successives.


 
 Aux Lilas, vue vers Le Pré Saint Gervais, puis  Pantin et tout au fonds, loin loin, sur la ligne d horizon
au centre droit, Roissy et, toute proche  la grande tour TDF au fort de Romainville, assez proche,
sur la gauche derrière les tours, Pantin la Villette la Courneuve et Le Bourget ...
 


Mais, là obligé d'y retourner pour une semaine, là j'ai eu le temps de reconsidérer le quartier qui autour de la Porte des Lilas a bien changé : rue des Frères Flavien, côté Paris, sur le vingtième donc, désormais ombragée par un immeuble, là ou autrefois se tenait une station essence et un  parking de dissuasion toujours à moitié vide ...

 
 La Rue Faidherbe, à gauche le Pré Saint-Gervais, à droite Les Lilas. La suite de la rue Faidherbe ou rue du
Belvedère qui oblique sur la gauche longe en descendant le périphérique et au bout d'un quart d'heure
à pied vous amène au centre du Pré Saint-Gervais qui est un lieu très sympa.
 


Des voitures garées dans tous les sens, aucune place de libre, quant à la Porte des Lilas, côté périf, ça se couvre d'une dalle qui sera arborée, et le rond-point n'est plus rond mais carré, scandé à ses angles par des feux ...

La rue de Paris, aux Lilas, hyper fréquentée, sonorisée périodiquement des sirènes des pompiers ou des voitures de police.

D es immeubles neufs ont été construits dans la ZAC de l'église, et ailleurs, vers l'école Romain Rolland.

Coté Pré Saint-Gervais, à l'immeuble Babylone, un Carrefour Market s'est installé là ou naguère il y avait un Viniprix.

Plus haut , au Métro Mairie, à la place du magasin soldécor, il y a un Mac Donald.


 
 Vue sur la rue Faidherbe, à minuit et trente six minutes
 


Depuis le haut des Bruyeres, on observe les toits gris des nouveaux immeubles, soulignant bien le relief de la ville, qui culmine vers le fort de Romainville surmonté de l'énorme tour TDF.

Dommage que ça et là des immeubles tout en hauteur, masquent le relief naturel de cette colline parisienne, lui ote sa topographie d'autrefois du temps où cet endroit s'appelait les Bruyeres, une fois atteint puis dépassé les hauteurs du village de Belleville ...
après le lieu du Télégraphe ...

Par biloba31 - Publié dans : VOYAGES - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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Jeudi 6 août 2009
Si l'on connaît les noms des cités à l'époque de la Gaule, à la veille de la conquête romaine, ainsi que le nom des fleuves, des noms des lieux en revanche tels que montagnes monts , forêts ... sont beaucoup moins connus.

Quel était le nom du Mont Valérien  avant et au moment de la conquête  alors que son nom actuel vient de l'époque romaine ?

Des fouilles sur un site à Nanterre déjà connu avant 2003 ont permis de trouver dans le nord de la ville près de la Seine des vestiges d'un peuplement gaulois tres important et permanent, non épisodique.



On suppose maintenant que la  Lutèce pré-romaine était à cet endroit
 
( D'autres sont cependant partisans de situer cette cité à Saint-Cloud) !
: La lutèce romaine étant une création à partir de rien des urbanistes romains à partir d'un certain niveau de la rue Saint-Jacques à Paris, jusqu'à la rive droite.



Nanterre quant à elle aurait perdu son nom d'origine Lutèce pour prendre celui de Nemetodurum qui est un nom gaulois ( Lieu de culte fortifié), mais ceci après un certain temps où il n'y aurait plus rien eu du tout .

J'ai la faiblesse de penser que ce nom pourrait-être dès cette époque celui du Mont Valérien.

Il faut bien se rendre compte que le Mont-Valérien est au sud de Nanterre, alors que la découverte de la cité gauloise se situe au Nord, soit 3  kilomètres de distance à vol d'oiseau.

Pour moi ce lieu de culte fortifié évoque, à tort ou à raison le Mont-Valérien, qui fut dès le début de l'ère chrétienne un lieu de culte jusqu'à la première moitié du XIX° siècle.

Je ne vois nul autre endroit à Nanterre méritant cette appelation !

Ce Mont Valérien, dans l'antiquité devait être plus imposant que maintenant du haut de ces 160 mètres, dominant la Seine, ses pentes plus visibles non défigurées par l'agglomération s'apaisant au nord au niveau actuel de la nationale 13, et à l'Est au niveau du boulevard Henri Sellier à Suresnes.

Occupant une position idéale pour observer, et défendre.

Je ne sais pas si on a jamais pensé y faire des fouilles, je suis sur qu'on y trouverait des choses.
Par biloba31 - Publié dans : NANTERRE - Communauté : NANTERRE ET MONT VALO
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Vendredi 24 juillet 2009
Partis vers cinq heures trente du matin de Toulouse, nous filâmes par l'autoroute , beaucoup de trafic,  direction Barcelone dont nous joignîmes la zone portuaire, interminable, vers 14 heures, après un stop aux alentours de Perpignan, pour prendre un petit déjeuner, juste avant de passer en Espagne.

 Les abords de Barcelone avaient été atteints  depuis quarante cinq minutes  dans un paysage  de collines à l'aspect sec, parsemé d'habitations, paysage baroque, agrémentées de végétations rabougries, méditerranéennes, sous un ciel bleu gris, pas toujours ensoleillé ; ce n'était pas une ville compacte, resserrée comme Paris, mais une ville très étendue qui s'était peu à peu introduite dans le paysage.

Enfin, nos renseignements préalables étaient bons et nous nous retrouvâmes vite à la zone d'embarquement , anonymés dans une file de nombreux véhicules attendant le ferry en partance pour Palma de Majorque.

Le bateau devait quitter le quai vers 16 heures, pour une traversée de plusieurs heures.

Quand ce fut le temps,  toutes les voitures rentrèrent dans le ferry, et les employés de la compagnie guidaient les automobilistes , jusqu' à ce que les véhicules soient immobilisées et bien arrimées, frein à main serré et première enclanchée.

Nous quittâmes alors notre bagnole pour joindre le pont des passagers où nous trouvâmes des places assises.

Le bateau était bondé.

La traversée fut assez longue, du fait d'une houle contraire, puis au bout d'un certain temps, émergèrent d'une brume les contours montagneux de cette grande île.

J'estime a peu près à un cinquième du  total  le temps que le ferry mit à joindre cette grande métropole qu'est la ville de PALMA de Majorque, à partir du moment où les premiers contrefort de l'île étaient bien en vue : ensuite le bateau ne fit que longer les terres.

Puis vint enfin le débarquement, après plus d'une dizaine de minutes             d' attente dans la voiture, une fois que le ferry était à quai.

Le bateau nous vomît sur le quai, là ,  une police guidait les véhicules : nous franchîmes un pont, et nous nous retrouvâmes sur une avenue qu'il surplombait, longeant le port : un peu égaré je fis trois fois le tour de la ville avant de trouver notre hôtel.

Je dus garer la voiture dans un parking public, en centre ville, l'hotel n'ayant pas cette facilité.

Pour le soir, une fois bien installés , nous nous mîmes en quête de manger quelques tapas sur le port, dans une guinguette , mais au moment de règler l'addition , sous le falacieux prétexte que ma carte de paiement ne fonctionnait pas, je dus régler ces gargotiers indéliquats en cash.

Je dus m'assurer le soir même à l'hotel du bon fonctionnement de ma carte pour être sur que ces escrocs de tapas, m'avaient pas flingués ma carte avec leurs manipulations bidons.

Le lendemain nous partîmes de Palma pour traverser l'ile de part en part : nous avions en effet rendez-vous au port de PortoChristo, à l'opposé avec mon fils aîné et son oncle qui avaient fait la traversée de la côte depuis Saint-Cyprien en France, en longeant la Calatogne puis obliqué en haute-mer, vers Minorque, qu'ils avaient quitté la veille depuis Ciutadella.

Nous finîmes par les rejoindre après quelques inquiétudes : nos téléphones ne marchaient pas.

Après nous être restaurés et avoir passé l'après-midi ensemble, sillonnant les petits villages de la côte déchiquetée, nous les quittâmes à leur bateau : ils cingleraient le lendemain  vers Palma en suivant la côte, par le sud : ils prévoyaient d atteindre ce grand port le lendemain dans la soirée.

Nous regagnâmes de nuit la ville de Palma, puis notre hôtel.


 La très belle et très grande Cathédrale de Palma de Majorque
 Appelée "La Seu" localement


Quant à nous nous projetions de nous rendre le lendemain dans le village pittoresque et très touristique de VALLDEMOSSA , dans les montagnes du nord de l'île.

Bien que l'ile de Majorque soit la plus grande des trois îles, les distances, d'un point à un autre   sont vite parcourues.

Depuis Palma, il nous fallut moins d'une heure pour rejoindre notre destination.


 Sur la route de Valldemossa


Nous roulions vers une montagne où était niché le monastère de VALLDEMOSSA, qui abrita durant quelques  mois, mais pour la légende, le couple que formèrent un temps, George SAND et Frédéric CHOPIN.

 VALLDEMOSSA


Durant tout notre séjour dans cette île, le temps fut très clément : un ciel bleu magnifique, de la chaleur parfois, mais pas excessive, et, à VALLDEMOSSA vu l'altidude, il y avait une petite brise qui rafraîchissait l'atmosphère.

Dès l'entrée dans le Monastère, tout était fait pour nous empreindre de la présence de ce fameux couple.


 Une partie du Monastère

 recueil "Grégorien" dans le Monastère


La présence d'un piano qui si je m'en souviens bien réclamé par CHOPIN, avait été acheminé de France, via Marseille, expédié par les soins de Monsieur Pleyel ... des courriers divers, des propositions de prix pour des commandes ...

Depuis les pièces du lieu où ils étaient hébergés dans le Monastère,  un joli paysage, des jardins en terrasses dans un décor semi montagnard, semi méditerranéen, illuminé par le soleil, évoquant pour moi certaines vallées de la Montagne noire ; cependant nos deux amis ne devaient pas avoir vu tout à fait les mêmes choses, leur séjour ayant eu lieu en hiver.


 
 Depuis les lieux du Monastère, vues sur les alentours


A la sortie du Monastère, il nous fut proposé d'écouter dans une petite salle située à l'entrée du lieu quelques oeuvres pour piano de Frédéric CHOPIN, ce que nous acceptâmes avec intérêt.

La salle où devait se tenir ce petit concert fut vite remplie, et bientôt nous fûmes enveloppés par l'énorme talent de Frédéric,  la richesse des sentiments évoqués par sa musique , la puissance et le génie musical de ce grand compositeur, grand parmi les plus grands.





Par biloba31 - Publié dans : VOYAGES - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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Mardi 14 juillet 2009
 Quai de la Marne, sur le Canal de l'Ourcq



Un petit tour dans le secteur délimité par l'avenue Jean-Jaurès, la rue des Ardennes, les quais de la Marne, rue de Crimée, Avenue de Laumière et Buttes Chaumont.

Les  quais du Canal de l'Ourcq ... ,  calmes ;  la vue de ses eaux guidées par ses berges rectilignes, quelques bateaux amarrés permettent à notre imagination de rêver un départ vers de nouvelles destinations.

Nous sommes là dans un port, et pourtant à Paris, un Paris aux portes du Monde !

Avant d'arriver au bassin de la Villette, nous bifurquons dans la rue de Crimée.



 Bout du Quai de la Marne regardant vers le Nord-Est


Là le secteur est parsemé de nombreuses friches, anciennes usines, anciens ateliers, chantiers de démolition :  le secteur est en pleine rénovation.


Coupant l'avenue Jean-Jaures, nous continuons la rue de Crimée pour arriver au parc des Buttes Chaumont, conçu et construit  à l'époque de Napoléon III par Barillet, Deschamps et Alphand.

Ce parc fantastique repose sur des carrières de gypse, appelées autrefois les carrières d'Amérique, grandes fournisseuses de plâtre qui était exporté dans de nombreux pays du monde.



 La Sybille


 en bas à droite la Mairie du XIX°, l'avenue Laumière en face et au fonds les "Orgues de Flandre".


Du haut des Buttes Chaumont, nous avons une vue sur Montmartre, et devant, les "Orgues de Flandres", constructions datant des années 70 en bordure de l'avenue de Flandre.

 PIN


 PONT



 Le Tunnel des Buttes Chaumont de la Petite ceinture fait 1200 mètres de long


Tout ce secteur est très vivant : les Buttes très fréquentées, les rues assez animées ce samedi, de nombreux troquets et brasseries permettent aux passants de se désaltérer par cette tiède journée de début juillet.

Quartier d'habitation  à la population variée, très vivant, bénéficiant donc de la présence de ce Canal et de ce magnifique Parc sentant bon l'humus et d'un bon air car situé en hauteur.



 Un vieux marronnier
 
 Vue sur le Sacré Coeur de Montmartre
 
 Le Pont Suspendu



Par biloba31 - Publié dans : VOYAGES - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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